Sunday, July 26, 2009

Tricards are here, Scène 2, troisième!‏

  • Excuse my French.

Je ne voudrais pas cracher dans la soupe mais il faut avouer que l’arrivée à Nouméa fut rude. Le combo choc climatique (« dur dur d’arriver à midi en plein cagnard ! Non, non il est 9h du matin »), deux heures de sommeil (pour certains) et coup de pression a l’aéroport (« your flight is ready to depart and all the passengers are waiting for you ») nous a tout simplement terrassés. Heureusement, l’oncle et la tante de Yann (on les remerciera sans doute jamais assez) nous attendaient a l’aéroport et nous quittons le parking direction notre backpacker sans avoir à se soucier des horaires de navettes ou de l’adresse de notre résidence.
Une fois les bagages poses à l’YHA (je crois sincèrement qu’aucune auberge de jeunesse ne peut rivaliser avec l’accueil, la gentillesse et le cadre des backpackers kiwis) direction la plage, la fameuse Anse Vata, pour notre première baignade dans une eau cristalline et chaude. Sublime.

Et puis direction la marina pour un déjeuner sur le bateau de l’oncle, pas de sortie en mer mais un déjeuner à la bonne franquette, certains d’entre nous n’avaient pas mangé de rillettes et de pâté depuis presque un an. Après ça la sieste se fait sentir.

Puis après quelques courses au Carrouf du coin (au Carrouf, t’entends ?), retour a la plage, le soleil se couche sur la baie des Citrons, what else ? Petit apéro dans un bar basque en face de la plage, et puis on rentre au backpacker pour une bonne nuit bien méritée. C’était sans compter sur la chaleur infernale et l’effet du jet lag sur Pécé :-D




Le lendemain matin, 5h (ou 3h, ca dépend du fuseau horaire), direction le port pour embarquer sur le Betico, vers l’ile des Pins. Sur le trajet, on reste sur le pont, on veut en prendre plein la vue, on veille, parce que dormir c’est perdre un temps précieux. Et on n’est pas déçu, un énergumène encore fraichement perché invoque les 4 éléments, il parle à l’air, l’eau, la terre et surtout demande du feu (et des clopes). Bienvenue en Kanakie. C’est le folklore, ça fait fuir les autres touristes et ça nous fait bien rire. Jusqu'à ce qu’il nous prenne par-dessus le bras pour nous expliquer que c’est sa terre et qu’il emmerde Dieu.




L’arrivée se passe de commentaires, ou alors le refrain qui rythmera ces 4 jours, « c’est comme les cartes postales, c’est le paradis ».




Et on est loin d’être au bout de nos surprises. On s’installe pour notre première nuit à l’hôtel Nataiwatch dans un bungalow en pleine jungle, à 1 minute a pied d’une magnifique plage de sable blanc, eau cristalline à la même température que le bain de Finot. On profite de la baie de Kanumera, puis du déjeuner et forcément avec la chaleur, la sieste nous gagne…

Retour a la plage pour notre première séance de masque et tuba. Attention de ne pas mettre les pieds sur le rocher sacré au milieu de la baie, apparemment certains ont essayé, ils ont eu des problèmes…

On nous avait prévenus que le snorkelling serait incroyable, mais à ce point… Les poissons multicolores fourmillent autour de nous. Magique.




Le lendemain matin, départ en navette pour la baie de St Joseph, au programme, la traversée de la Baie d’Upi en pirogue. Retour aux sources, les pieds dans l’eau, entre le ciel bleu immaculé, la mer d’huile turquoise et les îlots coralliens. Il y aura plusieurs instants inoubliables durant ces vacances, après l’arrivée sur l’île des Pins, c’est dans l’ordre chronologique de préférence le second.




Après une demi heure de marche en pleine forêt, puis 10 minutes le long de la rivière entre les crabes violoniste, on arrive Chez Régis, pas un de nos potes mais le nom du camping où nous allons étrenner la tente offerte par les parents de Jeanne et ramenée jusqu’en NZ grâce à Pierre Charles.

Une fois les sacs posés, direction la baie d’Oro pour une langouste grillée au bord de la plage. En voyant la table dressée pour nous, sur la plage, nous sommes aux anges. On se jette à l’eau le temps que le chef cuisine nos langoustes pêchées le matin même !





Ce bain nous ayant creuse l’appétit, nous acclamons l’arrivée des langoustes sur la table. Puis plus un bruit, chacun s’affaire à décortiquer les trois moitiés qui trônent dans son assiette. « Tu finis pas ? »



Et dans l’apathie ambiante, à l’ombre des cocotiers, la clope digestive au bec, on se laisserait bien aller à une sieste amplement méritée. Mais même les arguments remplis de bon sens, de bonnes intentions et surtout de fainéantise (« franchement je ne crois pas que ce soit trop conseillé de marcher sous le soleil ») ne font pas le poids face à ce qui nous attend. Apres dix petites minutes de marche on arrive à la piscine naturelle. Petit cours de physique, à mesure que la mer monte cette « piscine » se remplit et les poissons affluent, et quand elle descend les poissons restent prisonnier. Pour le plus grand plaisir du touriste qui n’a pas oublie son masque et son tuba. Ou encore pour celui qui peut compter sur la gentillesse de ses amis. Apres ça, la sieste est bien méritée.






Retour au camping pour le montage de tente, rapidement avant que le ciel éclate et que nous soyons trempés. Vous aussi pensiez qu’il ne pleuvait jamais dans cette partie du Pacific ? Well, c’est la saison des pluies après tout ! Et puis direction vers un autre camping, non loin de là où nous avons mangé les langoustes plus tôt dans la journée, et où nous avons « réservé » une table. La nuit est tombée et ça rend l’expédition un peu plus difficile. Après avoir demandé notre chemin deux fois et suivi un sentier en pleine forêt grâce à la lampe frontale de Pécé, on arrive pour trouver la table mise et découvrir un immense bec de cane en train de griller sur le barbec. Le voyage valait plus que le coup !




Et puis le lendemain pliage des tentes, café au bord de la rivière salée, et il est l’heure de prendre la navette direction l’hôtel Kodjeue, de l’autre cote de l’ile sur la baie de Ouaméo. Ca nous permet aussi d’avoir un aperçu de l’intérieur de l’ile, du bagne où ont été emprisonnes les insurges de la Commune et des différents villages. Bon en un mot comme en cent, Wikipedia fait tout ca mieux que moi !

Après un brunch bien mérité, on passe l’après midi a l’hôtel, entre la plage et la piscine, farniente, vacances ! Sans oublier une soirée french wine tasting, certains d’entre nous n’avaient pas bu de vin français depuis presque un an.



Et puis le lendemain c’est déjà l’heure de faire les valises, c’est la fin, et la fin c’est triste, ça laisse un goût bizarre dans ta bouche comme le pain d’épice. Mais on essaie de faire durer le plaisir tant bien que mal. La navette nous ramène jusqu'à la baie de Kuto, dernière baignade sur « l'île la plus proche du paradis », qui s’avère finalement assez piquante… On ne sait toujours pas ce qui nous a sorti de l’eau, fourmis rouges, méduses, mais une bière en terrasse au bord de la plage semble beaucoup plus sage !



Retour en demi-teinte sur la grande terre, sur Noumea. La fatigue et sans doute la perspective de la fin des vacances nous scotchent au pont, les yeux fixes sur le coucher de soleil. En rentrant, on reprend du poil de la bête, c’est notre île for God’s sake ! Malheureusement c’était sans compter sur l’interdiction de vente d’alcool après 4pm le vendredi, samedi et dimanche. On trinque à la flotte. Et puis la fatigue éteint toute motivation de sortir en ville. Demain, promis.


Le programme du lendemain c’est le centre culturel Tjibaou, le musée destiné à promouvoir la culture kanak. Un must-do de la capitale de la collectivité d’Outre Mer. Son nom lui a été attribué en hommage au leader indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou, à l'origine de ce projet, mort en 1989. Plus d’infos ? Wikipedia est ton ami ! Centre culturel Tjibaou, Jean-Marie Tjibaou. Outre les différentes salles consacrées à la culture kanake, l’architecture du centre vaut le coup d’œil, il est constitué de dix « tours » effilées. Et un sentier qui fait le tour permet de découvrir la végétation de l’île, et aussi la faune, « ah ok ce sont ces moustiques là qui refilent la dengue. Même pas peur. Même en ces temps d’alerte niveau 5 de l’épidémie. » Ca nous change de notre Nouvelle Zélande animal dangereux-free. On trouve également des répliques de cases traditionnelles des tribus.



Retour à l’auberge, douche, apéro et on est parti pour la dernière soirée de PC et Amandine dans le down under. On commence par un bon petit restau, et on enchaine sur le bar en vogue, La Bodega, bar sur pilotis, en bord de mer. Forcément ca se termine par un dernier bain de minuit, le leitmotiv de ces 3 semaines de vacances en quelque sorte. On fait durer la nuit jusqu’au retour a l’auberge. On y met les moyens, téléphone de Yann en tant que Sound System, on monte sur les tables, bon retour Dine et Pécé !



Puis c’est à notre tour d’entamer la dernière journée. Comme la météo n’est pas vraiment au beau fixe, notre choix s’oriente vers l’aquarium. Sans doute pas un must-do, mais au moins on peut mettre un nom sur tous les poissons qu’on a vu. Et surtout ceux qu’on a eu la chance de pas croiser, comme le poisson pierre dont la piqûre peut parfois être mortelle. Et puis l’exposition sur les requins nous rassure, ca n’arrive pas si souvent que ca tout en fait (essayons de nous convaincre, surtout que la veille de notre arrivée un étudiant est mort des suites de morsures de requins alors qu’il faisait de la plongée…).




Après une nuit quelque peu agitée pour Pato (la perspective du retour l’avait tout chamboulé le pauvre), on décolle pour Auckland. On laisse Yann derrière, lui qui va profiter du paradis quelques semaines de plus. Veinard. L’arrivée fut rude, le départ l’est encore plus…

Indications géographiques: